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Vaccinations, évitons les occasions manquées
Prévention /
mardi, 28 janvier 2014

La vaccination permet de réduire les inégalités face à la maladie. En Seine-Saint-Denis, les vaccins sont disponibles dans près de 300 lieux...

On les croit vaincues pour toujours. Coqueluche, rougeole, tuberculose… évoquent de lointains souvenirs de maladies graves. De celles dont nous parlaient nos grands-parents. Et pourtant. Elles n’ont pas disparu, elles sont bien là et ne demandent qu’à se développer, comme nous avons pu l’observer ces dernières années. La vaccination permet de réduire les inégalités face aux maladies. Le Conseil général se donne ainsi comme objectif l’accès pour tous à l’ensemble des vaccins inscrits au calendrier vaccinal.

Sensibiliser les parents

Une action qui commence dans les 117 centres de PMI du département. Les centres de protection maternelle et infantile effectuent les vaccinations de 65 % des enfants de moins de 2 ans et de 45 % des moins de 6 ans.
Dès l’âge d’un mois, on administre le BCG, premier vaccin qui protège de la tuberculose, une maladie qui se révèle dangereuse pour le jeune enfant et qui sévit encore en Île-de-France. Viennent ensuite les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite - seuls vaccins obligatoires en France – associés à celui contre la coqueluche, l’haemophilus, l’hépatite B, ainsi que le pneumocoque (2, 4 et 11 mois).

La coqueluche n’a pas disparu. Cette maladie peut avoir des conséquences graves chez le tout jeune enfant. Pour cette raison, nous préconisons le vaccin dès l’âge de 2 mois". De même, depuis 2008, des cas de rougeole ont été recensés en France parmi de jeunes adultes et des enfants de moins de 1 an. "En PMI, nous passons beaucoup de temps à sensibiliser les parents sur l’importance de la vaccination. Nous expliquons ce que nous allons faire, pourquoi, comment." Une sensibilisation qui se révèle efficace : pour la coqueluche, par exemple, le taux de couverture vaccinale représente 98,5 % des enfants de 2 ans de la Seine-Saint-Denis, il est de 93 % pour le ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole dès l’âge d’1 an).

Gratuité pour tous

Après l’âge de 6 ans, le Département met à la disposition de l’enfant, tout comme de l’adulte, des séances publiques de vaccination. 30 villes sur 40 ont passé une convention avec le Conseil général. Les communes mettent à disposition les lieux et les médecins des centres de santé alors que le Département fournit les vaccins et prend en charge une partie des frais administratifs et médicaux. En 2012 plus de 180 000 doses de vaccins ont été administrés aux habitants dans près de 300 lieux différents. Si ces vaccinations sont gratuites pour la population, elles ont un coût pour la collectivité. Le Conseil général dépense chaque année 2 millions d’euros pour l’achat des vaccins, l’assurance-maladie lui rembourse environ la moitié de cette somme sur la base d’une convention.

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Des rappels oubliés

« Si l’on constate une bonne couverture vaccinale pour les tout-petits, (les rappels sont à peu près effectués jusque l’âge de 10-11 ans) elle baisse par la suite notamment pour certains vaccins qui nécessitent des rappels et des rattrapages », note la docteure Michèle Vincenti, responsable du bureau santé publique au Service de la prévention et des actions sanitaires. « Nous savons désormais que deux doses de vaccins sont nécessaires pour lutter efficacement contre la rougeole. Or aujourd’hui, cette couverture pour la deuxième dose est encore trop insuffisante, d’où la réapparition aujourd’hui de micro-épidémies de rougeole.
On estime que moins de la moitié de la population adulte est à jour pour l’ensemble de ses vaccinations.
Il est important de bien vérifier que les adultes vivant auprès de jeunes enfants sont bien protégés pour ne pas leur transmettre ces maladies évitables par la vaccination alors qu’ils sont encore vulnérables. Ceci est particulièrement vrai pour la coqueluche et la rougeole, maladies contre lesquelles il faut vacciner l’entourage des très jeunes enfants.
 »
Les vaccins protègent de maladies infectieuses parfois mortelles. Alors évitons les occasions manquées… Parlez-en à votre médecin.

Le Département agit pour la prévention des conduites à risques et met en œuvre différents programmes de santé : de dépistage et de prévention des cancers ; de prévention et dépistage des infections sexuellement transmissibles (dont le VIH) ; de lutte contre la tuberculose ; de vaccination ; de prévention bucco-dentaire.
Le Conseil général soutient les associations œuvrant dans le champ de la santé publique.

Nadège Dubessay

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