print
 

Valoriser les quartiers

Par leurs architectures, leurs espaces verts et paysagers et les aménagements urbains qui les accompagnent, les collèges du Plan exceptionnel d’investissement ont été pensés non seulement pour s’intégrer au mieux dans leur quartier, mais aussi pour participer à leur valorisation et leur développement.

Un collège bien dans sa ville, et partie intégrante de son environnement. Ce principe constituait la feuille de route des architectes. Et, chacun à leur façon, ils ont relevé le défi, optant selon les cas et les quartiers pour des bâtiments aux hauteurs minimisées et aux matériaux faisant écho au bâti alentour, ou au contraire pour des constructions structurantes et fédératrices. Avec, comme point commun à tous, une architecture de qualité, dialoguant avec son environnement et le valorisant, préservant de nombreux espaces verts et tenant compte des projets urbains en cours ou à venir.

Plusieurs collèges constituent d’ailleurs le fer de lance d’un renouvellement majeur. C’est le cas par exemple du collège international de Noisy-le-Grand, qui précède la construction d’un lycée, d’un parc et d’un nouveau quartier, ou encore du collège Anatole France des Pavillons-sous-Bois qui, en déménageant sur le canal de l’Ourcq, marque la mutation à venir de ses berges.

Parvis et aménagements urbains

Pour parfaire l’intégration des établissements dans leur quartier, leur accès se fera par un double parvis, extérieur et intérieur, qui offrira un lieu d’attente aux collégiens, sans que leur présence ne vienne gêner les autres utilisateurs de l’espace public. La sécurité et le confort de tous seront ainsi assurés, et ce d’autant plus que de nombreux aménagements extérieurs au collège sont en cours.

Élargissement et embellissement des trottoirs, création et sur-élévation de passages piétons et de terre-plein centraux, apposition de plots empêchant les stationnements sauvages, réfection de chaussée, réalisation de pistes cyclables... Tout cela viendra faciliter et sécuriser les déplacements, en particulier les circulations douces. Aux Pavillons-sous-Bois, c’est même une nouvelle passerelle qui a été installée le 15 avril dernier, afin de permettre aux piétons et cyclistes de passer d’une rive à l’autre plus rapidement.

Enfin, plusieurs rencontres et échanges de courriers ont eu lieu avec le Syndicat des transports d’Île-de-France, sollicité pour renforcer le service de bus desservant les touts nouveaux collèges. Si la réponse, attendue pour le mois de juillet, était positive, elle participerait à son tour à faire de ces établissements et de leurs environs des lieux plus agréables encore à vivre.
Stéphanie Coye

Quand l’art s’invite dans les quartiers
Bien que la démarche ne soit pas obligatoire dans le cadre de partenariats publics-privés, le Plan exceptionnel d’investissement en faveur des collèges s’accompagne d’un engagement fort du Conseil général pour soutenir la création contemporaine et la rendre accessible à tous. Chacun des douze collèges ouvrant à la rentrée comptera ainsi des œuvres artistiques, le plus souvent visibles de l’extérieur : structure tactile ou animée, sculpture, photographies, etc. Les derniers lauréats seront choisis en juin par un jury composé notamment de personnalités qualifiées. De façon à installer les œuvres dès la fin d’année ou en 2015, et que chacun puisse ensuite les admirer !

Des chantiers exemplaires

Répondant aux besoins d’aujourd’hui comme du futur, les collèges du Plan exceptionnel d’investissement ne pouvaient qu’être respectueux de l’environnement. Une priorité du Conseil général, que l’on retrouve dans la conception et le fonctionnement des établissements, mais aussi dans les chantiers de construction.

Le respect du développement durable est, pour le Conseil général, une préoccupation constante. C’est pourquoi les collèges du Plan exceptionnel d’investissement posséderont tous de grandes qualités écologiques. Pour ce faire, et selon les cas, ils seront par exemple dotés de chauffage par biomasse bois (utilisant des granulés de bois), de dispositifs de géothermie (récupérant la chaleur du sol), de panneaux solaires, de toitures végétalisées (permettant une meilleure isolation thermique et la récupération des eaux de pluies) et de nombreux espaces verts (contribuant à la qualité paysagère et à la biodiversité). Tous seront ainsi au minimum des « bâtiments basse consommation », et trois d’entre eux atteindront même le niveau « zéro énergie », c’est-à-dire qu’ils produiront autant d’énergie qu’ils en consomment !

Des chantiers à faible impact

Cette exigence s’est retrouvée dans la construction des établissements, avec l’élaboration d’une charte de chantier à faible impact, pour les riverains comme pour l’environnement. En matière de gestion des déchets par exemple, allant au delà de la réglementation, le Conseil général a négocié auprès des constructeurs que 50 % au moins des déchets soit valorisé, dont un minimum de 20 % par des filières de traitement pour être réemployé (c’est-à-dire, par exemple, pour que le béton soit concassé pour servir de remblai).

Pour limiter les nuisances, le Conseil général a également prévu de nombreuses dispositions telles que l’emploi de matériels le moins bruyant possible et électrique plutôt que pneumatique, un dispositif de nettoyage des roues des engins avant qu’ils ne quittent le chantier, l’élaboration avec les villes d’un schéma de circulation, etc. En cas de plaintes, les constructeurs étaient par ailleurs tenus de prendre des mesures supplémentaires.

Enfin, l’information et la prise en compte des doléances des riverains ont été une préoccupation constante, à travers la nomination d’un médiateur (lire ci-dessous), des panneaux sur l’espace public, des brochures dans les boîtes aux lettres, des réunions publiques, un boîte de plaintes à l’entrée du terrain, etc. Une démarche globale donc, dont les services départementaux ont scrupuleusement veillé à l’application.
Stéphanie Coye

Témoignage de Brahim Benkerri : « Une transparence totale »
Si les constructeurs étaient les responsables des chantiers, le Conseil général avait pris soin de nommer un médiateur, en la personne de Brahim Benkerri. Il nous explique le rôle qu’il a joué et joue toujours auprès des riverains.
« Boue, poussière, bruits, etc., les chantiers sont souvent sources de nuisances. Nous avons commencé par identifier les riverains pouvant être impactés et les avons informé du chantier, en faisant du porte-à-porte, des réunions, etc. J’avais aussi demandé aux constructeurs de distribuer régulièrement dans les boîtes aux lettres le planning des travaux. Les retours des riverains ont été positifs car cela leur a permis d’anticiper et de se préparer. Quand on n’a pas identifié une nuisance et qu’on ne sait pas quand elle va se terminer, elle est beaucoup plus difficile à supporter. Je voulais donc une transparence totale. Après, nous avons eu quelques mauvaises surprises. À Aulnay-sous-Bois par exemple, un mur est tombé dans un jardin, mais j’ai aussitôt veillé à ce que la personne obtienne une réparation. Au final, sur les douze chantiers, il n’y a eu que cinq à six incidents et tous ont fait l’objet d’un règlement en quinze jours, dans la discussion et le dialogue, et à la satisfaction de tous. »

à lire aussi

Le PEI en chiffres

723 M€. C’est le montant du Plan Exceptionnel d’Investissement (PEI) qui sera consacré sur cinq ans à la construction, la rénovation et la numérisation des collèges. D’autres chiffres pour mesurer l’ampleur des travaux engagés.


PEI : des collèges, et plus que cela !

S’il s’imposait pour répondre aux besoins éducatifs de la jeunesse de Seine-Saint-Denis, le Plan exceptionnel d’investissement pour les collèges a aussi été pensé pour avoir des retombées bien plus larges : économiques, urbanistiques, culturelles et sportives.