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Une gestion innovante

Afin de concilier biodiversité et accueil du public, le Conseil général gère ses parcs selon les principes de la gestion harmonique.

La gestion des espaces naturels est un élément essentiel de la vie du multisite Natura 2000 de la Seine-Saint-Denis. Pour garantir la présence des 12 espèces d’oiseaux, il est nécessaire de mettre en place des actions spéciales, adaptées à chaque espèce et à chaque milieu naturel.
L’aménagement de nouveaux milieux « naturels » permet aux animaux et végétaux de trouver de nouveaux refuges. Ainsi, au Sausset, l’équipe du parc a installé un radeau à Sterne pierregarin dans un étang. Ce radeau flottant est recouvert de graviers, car la Sterne pierregarin aime y faire son nid. Au milieu de l’étang, le radeau est à l’abri des dérangements et les oiseaux peuvent couver leurs petits en toute tranquillité.

Des vaches et des chèvres

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Au parc de la Haute-Île, un troupeau de vaches « Highlands » tond l’herbe de la friche centrale. En broutant les herbes et les jeunes pousses d’arbres, les vaches empêchent les arbres et la forêt de se développer. Cette prairie est particulièrement appréciée du Busard Saint-Martin et du Busard cendré.

Au parc du Sausset, on a également mis en place un éco-pâturage avec des boucs de la race « chèvre des fossés », sur une zone où le cornouiller avait tendance à s’étaler et à empêcher des plantes de grand intérêt de se développer.
La Chèvre des fossés est une race rustique et robuste qui n’a pas connu de programme de sélection jusqu’au XXe siècle. Elle vit sans problème en extérieur et s’accommode très bien de la pluie et du vent. Elle a été redécouverte par hasard, au début des années 1980 dans le Cotentin, sur les falaises de la Hague. Des mesures de conservation ont permis de faire passer l’effectif de moins de 100 individus en 1990 à plus de 500 en 2006. Appelée aussi Chèvre des talus, elle occupait traditionnellement les provinces normandes et bretonnes débordant vers le Maine et le pays nantais. Considérée comme la « vache du pauvre » dans les milieux les plus modestes, elle fournissait du lait pour les nouveau-nés et les plus grands, une viande prisée, une peau pour se vêtir chaudement et parfois du travail pour les sans-terre et les déshérités : les boucs pouvaient tracter de petites charrettes de camelot.

Les avantages de l’éco-pâturage

S’appuyant sur les principes du développement durable, l’éco-pâturage présente de nombreux avantages :

  • le pâturage extensif, avec un faible nombre d’animaux présents d’avril à octobre, il permet de respecter la faune et la flore du site ;
  • les animaux ne sont pas vermifugés sur le parc. Ainsi leurs excréments se dégradent vite et naturellement, ils sont favorables à la présence de la micro-faune du sol ;
  • la présence d’animaux sur le parc est une source d’agrément pour les visiteurs, petits et grands ;
  • en consommant la végétation et en écorçant les arbustes, les animaux permettent de maintenir le milieu ouvert ;
  • l’éco-pâturage provoque moins de nuisances que les outils mécaniques (bruit, risque de fuites, tassement du sol…)
  • l’éco-pâturage participe au maintien du label ISO14001 (réduction des impacts environnementaux de la Direction de la Nature, des Paysages et de la Biodiversité) et une mesure de gestion du site Natura 2000 ;
  • enfin, le coût du pâturage est moins important qu’un entretien de fauche.

Nature et biodiversité, le site des parcs départementaux : http://parcsinfo.seine-saint-denis.fr

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