Publié le 25 mars 2011

Une ambition patrimoniale, scientifique et culturelle

Depuis 1991, le Département de la Seine-Saint-Denis mène une politique ambitieuse d’étude, de préservation et de valorisation du patrimoine archéologique départemental.

Nos connaissances sur le passé d’un territoire trop longtemps privé de son histoire en sont aujourd’hui bouleversées. Une nouvelle intelligence du paysage actuel est possible, un paysage dont tant de traits ne peuvent être compris sans le recours à l’archéologie : tracé des routes nationales, localisation des centres anciens, limites communales…

Science du passé, l’archéologie est bien là un moyen de comprendre le présent,et donc de préparer le futur avec raison. La politique du Département dans ce domaine apparaît donc comme le moyen de concilier deux exigences tout aussi légitimes l’une que l’autre : la préservation du patrimoine archéologique, et d’autre part l’aménagement et le développement territorial. Dans cette démarche, c’est bien en partenaires que sont considérés les aménageurs.

Au-delà de sa vocation initiale, scientifique, patrimoniale et culturelle, l’archéologie, par sa dimension concrète, sensible, visible, est aussi porteuse d’un immense potentiel éducatif et civique. Éducatif, car la fascination qu’elle exerce immanquablement est un moyen sans pareil de transmettre ces exigences intellectuelles que sont l’observation, la comparaison, la démonstration argumentée, la critique des sources, autant de valeurs humanistes à revendiquer et à insuffler aujourd’hui.

Civique, car cette possible association du citoyen à la démarche scientifique est un moyen sans pareil pour réconcilier la science et la cité dont la rupture ne peut qu’être un grand danger pour la démocratie.