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Mormeck plie l’affaire en 4 rounds

Pour son retour sur les rings à 42 ans, le boxeur de Bobigny Jean-Marc Mormeck n’a pas fait traîner les choses : en quatre rounds, il a terrassé son adversaire hongrois Tamas Lödi et attend maintenant de pouvoir se mesurer à un champion du monde.

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Quatre rounds et l’affaire était déjà dans le sac. Pour son combat de reprise, Jean-Marc Mormeck n’aura laissé aucune chance à son jeune adversaire hongrois Tamas Lödi, jeudi 26 juin, à la patinoire d’Asnières.

A 42 ans, le boxeur de Bobigny qui s’entraîne désormais à Aulnay est apparu affûté comme jamais. La terrible défaite qu’il avait essuyée chez les lourds en 2012 face à Wladimir Klitschko semble désormais oubliée. Dans "sa" catégorie initiale des lourds-légers et devant un public entièrement acquis à sa cause, Mormeck a signé un retour remarqué.

Si Lödi, 17 combats, 13 victoires, 1 match nul et désormais 3 défaites, avait trouvé l’ouverture une fois en début de 3e round, il n’a ensuite plus jamais refait surface.
A l’entame de la 4e, le Hongrois subissait un déluge de coups de la part du "Marksman" (le tireur d’élite) qui envoyait une première fois au tapis son rival. Le Hongrois se relevait, mais après un nouveau crochet de Mormeck, l’arbitre décidait d’arrêter le combat.

"Je suis très content. J’avais peut-être plus de pression que d’habitude pour ce retour. Dans les vestiaires, pendant qu’on me bandait les poings, je me suis dit : "ça fait tellement de temps que je fais ça, il faut que ça finisse, mais que ça finisse en beauté", témoignait après coup Jean-Marc Mormeck.

Lui, le premier Français à avoir réunifié les ceintures WBA et WBC en 2005, est désormais pressé de mener à bien son ultime défi : affronter une dernière fois un champion du monde chez les lourds-légers, comme il le fut lui-même à 6 reprises.

"J’aimerais que ça se termine avant la fin de l’année. Là, je vais prendre des vacances, mais ensuite, il faut que ça aille vite. Si je pouvais le faire tout de suite, sans combat intermédiaire, ce serait mieux. A 42 ans, on est toujours pressé", a-t-il lâché avec le sourire. Le combat des chefs pourrait avoir lieu en octobre, peut-être au Grand Palais, un vieux rêve de JMM qui aimerait ainsi imiter Marcel Cerdan.

Le CSL Aulnay, où s’entraîne Mormeck depuis septembre 2012, a d’ailleurs failli faire carton plein jeudi soir, puisque deux autres boxeurs aulnaysiens ont remporté leur combat. Yahya Tlaouziti a battu aux points James Alves dans un style "à la Muhammad Ali" et Zine Eddine Benmakhlouf a triomphé avant la limite de Julien Guibaud Ribaud. En revanche, Julien Marie-Sainte s’est incliné face à Christophe Bertonnier sur arrêt du combat dès la 1ère reprise.

Christophe Lehousse

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Les spectateurs impressionnés par le retour de Mormeck

Sur les quelque 1800 spectateurs attirés jeudi soir par le gala de boxe d’Asnières, beaucoup se disaient impressionnés par le come-back de Mormeck. Fabrice Touré, lui-même combattant de boxe thaï au club d’Asnières, appréciait ainsi en connaisseur : "Ce qu’il a fait force le respect. On savait qu’il était fort, mais revenir ainsi à 42 ans, je dis chapeau".

Yanis, venu voir le combat avec sa classe de 5e Segpa du collège Saint-Exupéry de Rosny-sous-Bois, était lui aussi sous le charme. Il y a une semaine, ces élèves ont eu la chance de recevoir la visite de Jean-Marc Mormeck, venu échanger autour de la boxe et du sport avec eux. "Il est très gentil. Je lui ai demandé combien de KO il avait mis dans sa carrière", explique Yanis, qui pratique depuis deux ans la boxe thaï dans le club du champion du monde Kamel Jemel, à Rosny. Et de conclure : "Mormeck aussi, c’est un grand champion".

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