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Mormeck, le Balbynien revient pour un ultime défi

Jean-Marc Mormeck, qui retrouve les rings jeudi 26 juin 2014 à Asnières pour un dernier défi, a une longue histoire avec la Seine-Saint-Denis. Lui qui a grandi à Bobigny et qui s’entraîne désormais à Aulnay, repart pour un dernier tour, à 42 ans.

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A 42 ans, beaucoup seraient déjà passés à autre chose. Pas Jean-Marc Mormeck. Lui qui s’est toujours revendiqué "homme de défis" depuis ses débuts à 15 ans dans une salle de boxe de Drancy avait inscrit un dernier rendez-vous sur ses tablettes. Deux ans après sa défaite chez les lourds face au titan Wladimir Klitschko, le sextuple champion du monde rechausse les gants jeudi soir face au jeune Hongrois Tamas Lödi, 24 ans, dans la catégorie qui l’a vu devenir champion du monde, celle des lourds-légers.

Pour un quitte ou double, dans le plus pur style Mormeck : "si je perds, c’est la retraite. Mais si je gagne, je m’ouvre les portes d’un dixième championnat du monde", dit-il lui-même sous les ors de l’hôtel de ville d’Asnières où avait lieu sa conférence de presse.{{}}

Pour préparer cet ultime combat, "The Marksman" a renoué avec les terres de sa jeunesse. Lui qui a grandi à Bobigny s’entraîne désormais à Aulnay-sous-Bois, sous la direction de Nasser Lalaoui. Depuis septembre 2012, il y puise l’énergie pour revenir, en côtoyant de jeunes boxeurs prometteurs auprès desquels il joue à l’occasion les grands frères ou les conseillers. En espérant qu’ils le porteront vers la victoire, jeudi à la Patinoire d’Asnières.

Mormeck dans le texte :

- Les origines :
« Je suis profondément attaché aux lieux où j’ai grandi, Bobigny, la banlieue en général. C’est ce qui m’a permis de faire ce que j’ai fait. Mes parents ont travaillé dur pour que moi, mes frères et sœurs puissions faire autre chose. Jeune, j’étais avec les potes et on refaisait le monde. Ensuite, j’ai eu envie de m’en sortir et de voir autre chose. Je me suis pris en main et la boxe m’a permis de réaliser mes rêves.C’est pour ça qu’aujourd’hui je dis à tous les jeunes : si tu veux quelque chose, il faut te battre pour l’avoir. Et si j’ai réussi, d’autres y arriveront aussi. »
- Le retour en Seine-Saint-Denis :
« Je suis revenu sur les terres qui m’ont vu commencer. A Aulnay, en compagnie de Nasser (Lalaoui, son entraîneur) je travaille avec tous ces petits jeunes qui en veulent et ça me motive beaucoup. J’ai eu des phases dans ma carrière – notamment aux Etats-Unis - où j’avais un coach, des soigneurs rien que pour moi pendant 3 heures. Là, on fait des exercices en groupe, c’est comme un sport d’équipe : j’aime bien. »
- Les raisons d’un come-back :
« Si j’avais arrêté avant mon 10e championnat du monde, j’aurais eu des regrets, et je ne veux pas en avoir. Il s’agit de finir quelque chose. Je suis un homme de défis. Durant toute ma carrière, j’ai toujours cherché à réaliser des défis : réunifier les ceintures (WBA et WBC) – ce que je suis le seul Français à avoir fait à ce jour. Quand j’affronte Klitschko chez les lourds en 2012 à Düsseldorf, c’est un autre défi : je voulais être le 3e Français à tenter un championnat du monde chez les lourds après Georges Carpentier et Lucien Rodriguez. J’ai joué, j’ai perdu. Et aujourd’hui, c’est un dernier défi : je veux avoir une dernière chance sur un championnat du monde, peut-être au Grand Palais, comme Cerdan. Si je perds jeudi, c’est la retraite. Mais si je gagne, je repars pour un dernier tour.

Christophe Lehousse

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