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Les réactions des athlètes et élus

Athlètes ou élus, tous se disaient, jeudi 5 novembre à Saint-Denis, convaincus par la qualité de la candidature parisienne et par le rôle que la Seine-Saint-Denis doit y jouer. Paroles saisies sur le vif.

Muriel Hurtis, ancienne athlète, notamment championne du monde sur le 4X100m à Saint-Denis et originaire de Bondy
« Pour moi, ce serait une fierté que ces Jeux se déroulent en Seine-Saint-Denis. J’y suis née et j’y ai grandi. Le fait que le monde puisse éventuellement débarquer ici si nous avions les Jeux signifierait beaucoup pour moi. Il arrive malheureusement qu’on pointe du doigt ce département, mais là ce serait un autre visage de la Seine-Saint-Denis qu’on découvrirait. Car c’est un département qui a de réelles richesses. Sur le choix de Pleyel comme village olympique, je trouve ça positif, notamment par rapport à la proximité des installations sportives. Lorsqu’on est athlète, c’est important de pouvoir rester le plus longtemps possible dans le village et de pouvoir partir au dernier moment. Ca permet de rester dans sa bulle, c’est moins stressant. »

Jimmy Vicaut, sprinter du CA Montreuil, co-recordman d’Europe du 100m
« Je suis un athlète du 93, j’y suis né, donc évidemment que ça me rend fier. 2024, c’est encore très loin, mais c’est vrai que ce ne serait pas désagréable de finir ma carrière en Seine-Saint-Denis pour boucler la boucle. Cette saison, j’ai battu le record d’Europe ici à Saint-Denis (au meeting de Saint-Denis, 9s86), donc pourquoi pas le rebattre dans 9 ans… Mais bon, encore faut-il qu’on obtienne les Jeux. Ce que je recherche dans un village olympique ? L’échange avant tout. L’échange avec les autres athlètes, qu’on se retrouve, qu’on partage autour de plusieurs sports. C’est pour ça que c’était tout naturel pour moi d’être là ce soir et de défendre la candidature aux Jeux. »

Cyril Moré, ancien champion paralympique d’escrime et de ski alpin, 7 Jeux paralympiques (été et hiver confondus) à son actif
« La volonté de faire à la fois de beaux Jeux olympiques et paralympiques est là, sans conteste. Le village olympique va vraiment appuyer cette candidature et des Jeux à Paris permettraient à toute l’Ile de France de se doter d’infrastructures exemplaires en matière d’accessibilité. Pour l’instant, il y a encore des efforts à faire dans les équipements sportifs, dans les transports, mais on va dans le bon sens. Un truc tout bête, mais aujourd’hui, il y avait une rampe d’accès à l’estrade et des détails comme ça, j’y suis sensible. Ce qui me réjouit aussi, c’est que les Jeux paralympiques fassent maintenant partie de la photo de famille. L’époque où on arrivait à Atlanta 96 pour voir des chantiers non pas de construction mais de déconstruction est révolue et ça, ça fait du bien. »

Brice Guyart, ancien fleurettiste, double champion olympique à Sydney par équipes et Athènes en individuel
« En tant qu’ancien athlète, je trouve que le site retenu pour le village olympique est optimal et répond à tous nos besoins. Il y a le cadre, agréable, avec de l’espace : les bords de Seine, c’est ressourçant. Et puis, être au cœur de la Cité du Cinéma, ça crée un côté super ludique, ce sera sans doute le point de convergence des athlètes entre eux. Après, il y a la proximité avec les sites d’entraînement et de compétition. Le temps de Sydney 2000 où j’étais à une heure et demie de la salle d‘escrime, c’est terminé. Là, 84% des athlètes seraient à moins de 25 minutes de leur site de compétition. Enfin, la proximité avec Paris fait que ça n’en ferait pas pour autant une cage dorée : quand on est un athlète qui a la chance d’aller aux Jeux, il faut les vivre, aller à la rencontre des gens, des cultures. Paris et la Seine-Saint-Denis seraient ce terrain de rencontre. (Interrogé sur l’escrime en Seine-Saint-Denis) Je dirais qu’elle se porte bien. Evidemment que l’escrime en banlieue attire peut-être moins que la boxe, la lutte ou le judo, mais il y a dans le 93 des clubs très actifs comme Bondy ou Aubervilliers, qui sortent des escrimeurs. J’en veux pour preuve Lauren Rembi et Joséphine Jacques-André Coquin, deux épéistes qui peuvent disputer les prochains Jeux de Rio ou encore Maureen Nisima. »

Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis
« Pour la Seine-Saint-Denis, ces Jeux sont une formidable opportunité. En lui donnant l’opportunité d’accueillir le village olympique, la piscine, mais aussi le village des médias c’est toute la Seine-Saint-Denis qui est gagnante aujourd’hui. Mais à l’inverse, la Seine- Saint-Denis peut aussi faire gagner cette candidature, car sa diversité et sa jeunesse sont des valeurs qui peuvent permettre de l’emporter. Sur la question de l’héritage aussi, notre département saura faire bon usage des infrastructures construites pour les Jeux, et nous savons que c’est un point auquel le CIO est sensible. »

Mathieu Hanotin, Député de Seine-Saint-Denis et conseiller départemental, en charge des grands événements
« Nous avions trois sites réfléchis, trois sites d’exception pour ce village olympique, et tous les trois en Seine-Saint-Denis. Ca montre bien la richesse de notre territoire ! Pour qu’une candidature marche, elle doit aller dans les deux sens. Il y a tout ce que cette candidature peut nous apporter : un formidable accélérateur en matière de d’investissements et d’héritage. Un village olympique qui sera par la suite reconverti en 3500 logements, ce n’est pas négligeable ! Mais il y a aussi tout ce que la Seine-Saint-Denis peut insuffler à cette candidature : sa diversité, sa jeunesse, son énergie. Tout ce brassage culturel qui est le nôtre, c’est aussi tout ce qui fait que ces Jeux seront ceux de tout un pays. »)]

Christophe Lehousse

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Le 26 septembre 2015 lors d’une soirée au Stade de France, de nombreux champions de notre territoire ont montré leur adhésion à la candidature de Paris et la Seine-Saint-Denis pour les J.O.P 2024. Parmi eux et sur la photo de gauche à droite en bas, Antoinette Nana Djimou Ida officiel, double championne d’Europe d’heptathlon et double championne d’Europe de pentathlon, Marion Lièvre, la capitaine des Louves (équipe féminine de l’AC Bobigny, championne d’Europe avec l’équipe de France et sélectionnée aux JO 2016), Moussa Tambadou champion de France handisport indoor de saut en longueur et 3ème aux championnats d’Europe handisport 2014. Debout, de gauche à droite : Jimmy Vicaut, champion de France et co-recordman d’Europe du 100 mètres et Noumonvi Mélonin, multi médaillés olympiques et champion du monde 2014 de lutte gréco-romaine.

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