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Les artistes peuvent aider les collégiens à comprendre les images qui nous entourent

Le Conseil général a souhaité renforcer son dispositif d’éducation à l’image dans les collèges. Résultat : des collégiens enthousiastes, des professeurs décontractés et des artistes ravis. Quand l’art contemporain fait du bien. Reportage à Saint-Denis dans la galerie pop-up créée pour l’occasion.

Nelson Mandela ou Martin Luther King ? Beyonce ou Rihanna ? Kristen Stewart ou Daniel Radcliffe ? Mais qui sont les idoles des jeunes ?
C’est en réalisant une œuvre d’art ou plutôt en enrichissant celle de Jérémie Dres, en résidence à Synesthésie, que les collégiens de Jean-Lurçat à Saint-Denis ont finalement pu répondre d’une seule voix. Une œuvre numérique en perpétuelle recomposition où on retrouve beaucoup de stars américaines. « Les idoles sont partout. Sur nos smartphones, nos tablettes, nos écrans, les murs d’images. Et plus seulement au cinéma. C’est d’ailleurs pour compléter le dispositif Collège au cinéma, que cette action-pilote est née en novembre dernier. On pense que les artistes peuvent aider les collégiens à comprendre ces images qui nous entourent », explique Dominique Bourzeix, responsable de la mission Culture et Art au Collège au Conseil général.

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Remise officielle du kit pédagogique « Mon Euro 2016 »

« Mon œuvre s’est enrichie. Je ne l’avais encore jamais exposée, je venais de la fabriquer. J’étais ouvert à ouvrir mon œuvre qui parlaient de mes idoles d’adolescent : Jim Morrisson, le Che, Jimmy Hendrix, Bob Marley. Vous constatez qu’il n’y avait pas de femmes, l’apport extérieur des collégiens était donc une bonne chose. » Jérémie Dres, artiste numérique qui crée, grâce à la programmation générative, un portrait fixe qui se transforme indéfiniment en s’hybridant des traits d’une dizaine d « idoles » choisies par l’artiste et les collégiens de Jean-Lurçat.

Développer son sens critique

Pour Jérémie Dres, l’artiste qui a passé 30 heures en compagnie des collégiens, les batailles d’idées ont été nombreuses. « On n’a pas les mêmes idoles, c’est difficile de choisir. On s’est donc regroupé par affinités, le cinéma, la musique, l’histoire, le sport... et finalement on s’est mis d’accord », explique Astan, élève de 4e très intéressée par les sorties au musée et tous les aspects techniques du projet. « Ce projet proposé par le Conseil général nous a plu, expliquent en chœur les professeurs de français, technologie et d’art plastique. On est dans une société où il y a beaucoup d’images et les élèves n’ont pas développé de sens critique vis-à-vis d’elles. Pour eux, ce fut aussi une façon d’entrer dans le monde de l’art contemporain qui leur est complètement étranger. »

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