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Les Louves de Bobigny virent en tête

Victorieuse dimanche de Lille-Villeneuve d’Ascq 21-20 en demi-finale aller du championnat de France, l’équipe féminine de rugby de Bobigny a son destin en main : dimanche prochain, lors du match retour, les Louves peuvent aller chercher une finale qu’elles n’ont encore jamais atteinte.

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Elles auront eu chaud jusqu’au bout : dans les arrêts de jeu, après un essai de Villeneuve d’Ascq à la toute dernière seconde, la victoire est au bout du pied d’Izard, l’arrière de Villeneuve. Heureusement pour l’AC Bobigny Rugby 93, celle-ci dévisse complètement sa transformation. Les Louves soufflent et laissent éclater leur joie, devant les quelque 1000 spectateurs du stade Henri-Wallon de Bobigny. 21-20, l’avantage pour le match retour est peut-être dérisoire, mais la victoire au moins est en poche.

Sur la pelouse, Sandra Métier, qui n’aura pas peu contribué au succès des Balbyniennes en passant trois pénalités et en réussissant une transformation sur deux, laisse parler ses impressions à chaud.

Une impression corroborée par le coach des Louves Fabien Antonelli, pour qui Bobigny devra absolument produire plus de jeu dans une semaine à Villeneuve d’Ascq.

Les affaires avaient en effet mal commencé pour les locales. Etouffées par la pression adverse, les Louves se défaisaient trop rapidement du ballon et s’exposaient à la puissance du pack d’avants de leurs rivales. Le score de 3-10 à la pause sanctionnait logiquement la domination lilloise.

A la reprise, les Balbyniennes allaient toutefois changer de braquet. Un premier essai en coin de Sainlo, bien accompagnée par ses partenaires, démontrait leur changement d’attitude. Et si Villeneuve continuait à jouer la carte des mauls qui débouchaient sur un deuxième essai de Soloch (8-15), les Louves restaient dans le match grâce à la botte magique de Sandra Métier (11-15).

A l’heure de jeu, les filles de Bobigny se souvenaient enfin de la qualité de leurs lignes arrières et commençaient à écarter le jeu. L’effet était quasi immédiat : un beau mouvement de jeu lancé côté droit par Wahiba Benyahia aboutissait côté opposé à un essai signé par la capitaine Marion Lièvre. Pour la première fois du match, les locales étaient devant au tableau d’affichage (18-15).

Elles devaient le rester grâce à une nouvelle pénalité de Sandra Métier (21-15) et surtout grâce à la générosité finale de leur adversaire, qui aurait donc pu donner le coup de grâce sur une transformation de dernière minute.

Cette avance minimale suffira-t-elle pour s’en sortir au retour face à Lille ? Les Louves sont unanimes sur ce (petit) point : certainement pas. Il faudra donc remettre l’ouvrage sur le métier dimanche prochain. Avec la perspective de jouer la première finale de l’histoire du club, on peut être sûr que les Louves auront un tigre dans leur moteur.


Objectif Coupe du Monde

Si les Louves n’ont pas besoin de motivations extérieures à leur club pour aller de l’avant, beaucoup d’entre elles ont toutefois en tête la prochaine Coupe du monde féminine, qui se déroulera en France en août prochain. Avec 7 joueuses retenues dans le groupe tricolore pour le prochain stage de préparation, Bobigny est en effet un solide pourvoyeur d’internationales.
Dimanche, le sélectionneur des Bleues Christian Galonnier était ainsi dans les tribunes, pour voir évoluer des têtes déjà connues ou en dénicher d’autres. Il se montrait par exemple intéressé par la performance de l’arrière Pauline Biscarat, spécialiste du rugby à sept.

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Assa Koita, deuxième-ligne de Bobigny qui a déjà signé en février un Grand Chelem sur le tournoi des 6 nations, aux côtés de Marion Lièvre et Coumba Diallo, ne redemande qu’à vivre pareille aventure, sur le Mondial cette fois.

La poule des Bleues s’annonce en tout cas relevée, avec l’Australie, l’Afrique du Sud et le Pays de Galles comme adversaires, sachant que seuls le premier des 3 poules et le meilleur second se qualifieront.

Rendez-vous le 1er août pour les premiers matches de poule à Marcoussis !

Christophe Lehousse

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