Ayant plus subi qu’initié les grandes évolutions de la région Île-de-France, le département de la Seine-Saint-Denis souhaite aujourd’hui construire un développement plus harmonieux pour ses habitants.
Celui-ci repose sur un objectif d’égalité et de promotion sociale, sur la mise en œuvre d’un nouveau modèle de ville durable et sur l’affirmation du rôle moteur de la Seine-Saint-Denis dans le développement métropolitain.
Le développement de la Seine-Saint-Denis passe par la résorption des inégalités et par le soutien à la réussite de ses habitants. Promouvoir l’égalité, c’est favoriser un vivre ensemble qui doit être construit. Cela implique notamment de développer des services publics pour tous, c’est à dire plus accessibles, et de susciter une citoyenneté plus active.
L’école républicaine doit être au cœur de cette ambition : pour que son projet émancipateur ne soit pas une promesse réservée aux plus favorisés, il faut aider les familles et les élèves à mieux en percevoir les enjeux, à s’y retrouver, à y construire des itinéraires adaptés. Mais il faut aussi améliorer les parcours professionnels, lutter contre l’enfermement géographique et permettre aux habitants de pouvoir construire toute leur vie en Seine-Saint-Denis.
Le Département doit aujourd’hui faire face à la nécessité de "repenser la ville". Une meilleure identification des fonctions urbaines (travailler, se loger, circuler, se distraire, consommer…) et l’invention d’un modèle de ville durable s’imposent.
Le département peut pour cela s’appuyer sur un réseau de transports encore trop fragile (aéroports, réseau ferré, RER, métro, trams, autoroutes, routes nationales), qu’il s’agit de consolider de manière à mieux desservir zones urbaines et espaces verts. L’objectif est de parvenir à une continuité urbaine depuis les portes de Paris et d’assurer la diffusion de l’activité économique.
Ce réseau renforcé permettra de faire vivre la ville durable que la Seine-Saint-Denis souhaite développer. Durable, c’est-à-dire plus performante en matière de gestion de l’eau, de traitement des déchets et de consommation de ressources naturelles. Pour cela, un important effort de sensibilisation du public doit être entrepris, en complément de la construction d’un habitat plus écologique (gestion des chantiers, transformation de l’existant et développement d’éco-quartiers).
Porte de l’Ile-de-France vers le monde, la Seine-Saint-Denis doit mieux mettre en valeur sa richesse culturelle et le potentiel des nombreux équipements pour prendre toute sa place au sein de la métropole parisienne. Il faut pour cela développer ses atouts, s’appuyer sur de véritables pôles de développement et favoriser, entre ces pôles, l’émergence d’un tissu économique plus dense, orienté de manière plus solidaire et plus responsable.
Mais le renforcement du rôle moteur du département passe également par une stratégie plus affirmée en matière d’enseignement supérieur : mieux accueillir les étudiants, développer des infrastructures universitaires (avec notamment la perspective d’installations de nouveaux établissements aujourd’hui à l’étroit dans Paris), porter une attention particulière aux formations professionnelles et techniques de haut niveau et améliorer l’accès aux technologies de l’information.
La réussite de l’Agenda 21 s’appuie sur des engagements pris envers les générations futures. Cela suppose de pouvoir disposer d’outils de démocratie participative destinés à préparer les décisions publiques (par des structures d’observation scientifique autant que par des instances de participation des citoyens) et de mettre en oeuvre des convergences nouvelles à tous les niveaux de l’action publique :
La Seine-Saint-Denis entend jouer un rôle moteur dans la réflexion sur ces sujets.
Le Conseil général se doit d’être un acteur exemplaire du développement durable, que ce soit à travers ses compétences et ses missions, mais également son organisation interne. Premier employeur du département, il doit encourager les bonnes pratiques de ses agents. Il doit également gérer de manière optimale les 715 bâtiments dont il a la responsabilité et se fixer des objectifs élevés pour toutes ses nouvelles constructions, qui répondent désormais aux critères de Haute Qualité Environnementale.
Le Conseil général doit également faire un effort particulier en matière de services publics et de commande publique, par l’application de principes d’éco-responsabilité, l’inscription des projets dans une perspective d’enjeux globaux et le souci de privilégier le commerce équitable.
Le 3 juillet 2008, le Conseil général a décidé d’engager l’élaboration de l’Agenda 21 de la Seine-Saint-Denis, en adoptant une démarche participative qui a associé les citoyens, les principaux acteurs (élus, administrations, acteurs économiques et sociaux) et partenaires (communes, départements limitrophes, région Ile-de-France, Etat) du département.
Cette consultation s’est appuyée sur un Conseil de développement durable, regroupant depuis octobre 2008 les forces vives du territoire. Elle s’est poursuivie au sein des services du Département et dans le cadre de plateformes Internet dédiées , ouvertes à tous.
De juillet à octobre 2008, une première phase de diagnostic a permis de recueillir les données existantes sur le territoire pour dégager les principaux enjeux de son développement durable. Parallèlement, et pour placer la démarche dans une optique plus vaste, une phase de réflexion stratégique a été conduite de septembre à décembre 2008. Elle a permis de définir les grandes orientations de l’Agenda 21, validées par l’Assemblée départementale le 18 décembre 2008.
Celles-ci ont enfin été traduites en un programme d’actions décliné en 136 fiches actions portant sur des sujets aussi divers que le logement, les transports, l’école, la santé, etc.
Conseil général de la
Seine-Saint-Denis
Hôtel du Département
Esplanade Jean-Moulin
93006 Bobigny Cedex
Tél : 01 43 93 93 93
Nous écrire