Publié le 28 juin 2010

Le retour du dynamisme démographique

Selon les résultats du recensement rendus publics par l’INSEE la Seine-Saint-Denis a la croissance la plus importante d’Île-de-France

Le premier cycle d’enquêtes annuelles du recensement de la population s’est terminé en 2008. Cinq enquêtes annuelles ont été réalisées entre 2004 et 2008. Les résultats définitifs du recensement de la population ont été diffusés officiellement par l’INSEE début janvier 2009.

 Les principaux faits marquants

Premier constat : le département a la croissance la plus importante de l’Ile-de-France. Avec 1 491 000 habitants le département a gagné 109 000 habitants depuis 1999.
Avec 8% de croissance de population depuis 1999, ce sont 15 000 habitants supplémentaires recensés par an. Durant la période précédente ils n’étaient que 178 par an. Cette stagnation s’expliquait par deux réalités : des naissances nettement plus importantes que les décès mais parallèlement, des départs de population plus importants que les arrivées.

Deuxième constat : sans surprise, comme pour l’Ile-de-France, c’est l’impact des naissances qui permet ce nouvel essor démographique. Les familles du département font plus de bébés qu’ailleurs. La Seine-Saint-Denis détient le taux de variation naturel, comptant la différence entre les naissances et les décès, le plus élevé des départements français.

Troisième constat : le département retient mieux sa population. Au jeu des migrations, le département subit toujours plus de départs que d’arrivées mais la population quitte moins le département qu’auparavant.
Entre 1999 et 2006,le taux d’évolution annuel migratoire est toujours négatif mais il l’est moins que durant la période précédente. Le département retrouve un profil proche de ses départements voisins ce qui n’était pas le cas auparavant. Dans les années 90, la Seine-Saint-Denis enregistrait le solde migratoire le plus négatif de la région.

Quatrième constat : c’est la petite couronne qui contribue fortement à la croissance démographique régionale.
La croissance démographique est plus importante en petite couronne qu’en grande. Cette situation est nouvelle, durant la période précédente seule la grande couronne avait contribué à la croissance régionale. Les transformations urbaines importantes de la Seine-Saint-Denis la rendent plus attractive, et contribuent au dynamisme démographique régional.

 Zoom sur les communes

Dans la majorité des communes de Seine-Saint-Denis, la population a augmenté fortement (de 10 à 23 %).
Trois des villes les plus importantes du département connaissent une forte augmentation de population. Montreuil, Aubervilliers et Saint-Denis, villes les plus importantes du département, ont gagné plus de 10 000 habitants depuis 1999. Ces communes avaient pourtant enregistré une baisse importante entre 1990 et 1999 sous l’effet de restructurations urbaines importantes (démolition, lutte contre l’insalubrité….). Depuis, elles ont construit et ont accueilli une nouvelle population ; l’amélioration des quartiers, la reprise des constructions et la proximité de Paris ont permis à ces villes de gagner en attractivité.

La progression démographique concerne également des communes de taille moyenne comme Bondy, le Blanc-Mesnil, Livry-Gargan, Saint-Ouen.
D’autres villes voient leur démographie s’inverser, après 25 ans de dynamisme. C’est le cas de Noisy-le-Grand, qui après une très forte augmentation durant les vingt dernières années est aujourd’hui en phase de stabilisation avec une faible progression de population (5% depuis 1999). C’est le cas également pour Villepinte

En septembre, d’autres données plus détaillées seront diffusées par l’INSEE, concernant l’âge, la structure familiale, l’activité professionnelle et le logement, nous pourrons alors brosser un portrait complet des habitants de Seine-Saint-Denis, et en tirer les grandes évolutions survenues en dix ans.

 Premières analyses de l’évolution de la population