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Le collège Anatole-France a été inauguré le 9 septembre aux Pavillons-sous-Bois

Transféré de son ancien site le long de la route nationale vers une localisation plus clémente, le long du canal de l’Ourcq, le nouveau collège Anatole-France de Pavillons-sous-Bois se distingue désormais par son environnement de qualité et ses équipements numériques. Reportage.

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 Pavillons-sous-Bois, au fil de l’eau

« C’est plus beau, plus propre et plus moderne. Ça nous change de l’ancien collège qui était le long de l’ancienne route nationale ». Il est onze heures, Maëlle et Chloé viennent tout juste de sortir de leur cours d’anglais. Ces deux copines qui rentrent en classe de 4e trouvent leur nouveau collège, vaisseau blanc posé au bord du canal de l’Ourcq, « vraiment bien ».

« La passerelle aussi est pratique, pour moi qui viens à pied au collège », renchérit Maëlle, en faisant allusion au pont ouvert aux piétons et cyclistes, qui enjambe le canal depuis avril dernier. Cette passerelle, également financée par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, facilite la vie des habitants en leur économisant un détour d’une centaine de mètres.

« Il n’y a qu’une chose qui me dérange, c’est que les murs sont un peu blancs pour l’instant », précise Jason, rigolard, d’autant plus intéressé par les lieux qu’il envisage plus tard de devenir « architecte ou agent immobilier ».

Élèves comme professeurs, tout le monde est unanime : le changement de localisation du collège, entièrement reconstruit, a été une riche idée. Les quelque 450 élèves de l’établissement, conçu pour en compter jusqu’à 700 dans un quartier en forte expansion, y ont gagné de l’espace, du confort et une vraie quiétude d’esprit.
« Ce qui m’a le plus frappée, c’est l’absence du bruit des voitures », témoigne Nathalie Heursault, professeur d’histoire-géographie. A force de travailler dans le bruit, je ne m’en rendais plus trop compte. Mais là, je mesure la différence : le cours y gagne vraiment en qualité ».

Le gros effort fourni par le Département en matière d’équipement numérique des 12 nouveaux collèges (5,5 millions d’euros y ont été consacrés expressément) a aussi été accueilli favorablement.

Yann Goupil, professeur de français, a ainsi attaqué l’année par une séquence sur vidéoprojecteur interactif. Grâce à cet appareil, qui équipe chacune des salles du nouveau collège, il a déjà pu projeter des extraits des « 400 coups » de Truffaut, et aussi étudier l’affiche du film. Le tout dans le cadre du programme des 3e sur l’autobiographie.

« C’est un outil qui, incontestablement, donne de la fluidité », explique-t-il en faisant une démonstration dans sa salle de classe. « L’un des intérêts est qu’il permet notamment d’avoir un archivage de tous les cours et donc une trace écrite de ce qui est fait. Il n’y a plus le risque de la feuille volante qui va être perdue. Après, la technologie ne fait pas tout. Ce qui compte, ce sont surtout les contenus ».
Installée dans son CDI flambant neuf d’où l’on a une vue imprenable sur le canal, Mme Husson, la documentaliste, est elle aussi satisfaite de la dotation en nouveau matériel informatique. 14 postes contre 5 auparavant, un abonnement à un logiciel de recherche documentaire, voilà qui va permettre aux élèves d’avoir accès à davantage de ressources tout en constituant différents groupes de travail.

Cette documentaliste chevronnée, dont cette première année dans les nouveaux murs va concorder avec sa dernière année, après 25 ans de bons et loyaux services à Anatole-France, espère ainsi pouvoir enrichir les projets pédagogiques conçus avec des collègues. « L’année dernière, avec un enseignant de français, nous avions fait participer des 4e à une revue qui avait pour thème : « Adieu mon ancien collège. Bonjour le nouveau ! »

En cette rentrée, Mme Husson met toutefois aussi le doigt sur quelques imperfections : « la surface du nouveau collège a été multipliée par trois mais à effectif de surveillants constant. Il en est de même pour les femmes de ménage. » Si certaines choses restent encore à caler, l’essentiel est toutefois acquis : un environnement de qualité pour un apprentissage serein. Ainsi vogue le nouveau collège de Pavillons-sous-Bois, au fil de l’eau.

Christophe Lehousse

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 Fiche d’identité

Le nouveau collège Anatole-France des Pavillons-sous-Bois ouvre ses portes à la rentrée 2014.
700 élèves pourront y être accueillis.
Sa cuisine centrale et son réfectoire permettront de nourrir 400 demi-pensionnaires.
Le pôle collège ouvert comprendra 1 salle polyvalente, 1 salle d’exposition, 1 bureau des parents, 1 salle d’EPS, 1 plateau sportif extérieur, ainsi qu’1 mare et 1 jardin pédagogiques.
6 logements de fonction sont également prévus.
Les travaux ont une valeur de 30,30 M€ TTC avec une surface du terrain de 11 856 m2.

 Le + du collège

Le collège disposera d’une situation exceptionnelle, sur les quais du canal de l’Ourcq. Les élèves étudieront ainsi au quotidien dans un environnement de très haute qualité, caractérisé par la présence de l’eau et de la végétation. Pour faciliter leurs trajets et ceux des riverains, une passerelle a été installée le mardi 15 avril 2014 par le Conseil général permettant de passer facilement et en toute sécurité d’une rive à l’autre du canal.

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