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Le Département s’engage

Avec les universités et les contrats d’apprentissage, sur les emplois d’avenir, et auprès des étudiants en médecine.

 Universités, le Département avec Paris 8 et Paris 13

Qui dit emploi dit formation, souvent avec diplômes à la clé. Afin de mutualiser leurs forces en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, le Conseil général et les Universités Paris 8 et Paris 13 projettent la signature de conventions de partenariat. Il s’agit, par exemple, d’organiser conjointement des forums pour l’emploi (public et privé) qui permettraient aux étudiants diplômés de rencontrer des entreprises du territoire. Mais aussi de favoriser la mise en réseau des universitaires et des acteurs économiques, en s’appuyant notamment sur les pôles de compétitivité.
Autre enjeu de ces conventions, soutenir l’expertise universitaire, l’innovation, la recherche et les transferts de technologie - notamment dans le domaine de la création, de l’image et du numérique où la Seine-Saint-Denis connaît un fort développement, porteur d’avenir. Les universités seront ainsi associées aux projets de pépinières d’entreprises numériques.
Autre aspect de ce partenariat : favoriser la réussite universitaire des jeunes du département et prévenir les phénomènes de décrochage, par la création, par exemple, d’une « prépa d’été » expérimentale pour les néobacheliers, avec au programme initiation à la méthodologie du travail universitaire, remise à niveau sur les fondamentaux, etc.
Parce qu’elles forment les jeunes qui seront demain sur le marché du travail, les universités représentent des partenaires privilégiés du Département dans son combat pour l’emploi.

 Emplois d’avenir, le Département recrute

Ils ont été créés en octobre 2012 par le gouvernement. Les Emplois d’avenir ont pour ambition d’améliorer l’insertion professionnelle et l’accès à la qualification des jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés confrontés à des difficultés particulières d’accès à l’emploi. A titre exceptionnel, les jeunes résidant dans une zone urbaine sensible (ZUS) ou une zone de revitalisation régionale peuvent également accéder à un Emploi d’avenir jusqu’au niveau bac + 3. Dans ce cas précis, le jeune diplômé devra faire sa demande auprès de la Direction régionale des entreprises de la consommation, de la concurrence, du travail et de l’emploi. L’Emploi d’avenir correspond à un CDD de 1 à 3 ans, avec une formation pour apprendre un métier, ou à un CDI.
Au Conseil général de la Seine-Saint-Denis, 30 jeunes ont été embauchés. Ils ont intégré les services départementaux dans les secteurs de la petite enfance, de la solidarité ou bien de l’environnement. A terme, il est envisagé de recruter 45 Emplois d’avenir supplémentaires en 2014 et 25 en 2015 pour atteindre l’objectif ambitieux de 100 Emplois avenir sur trois ans.

 Contrats d’apprentissage, pour les diplômés aussi

Les apprentis dans les services départementaux ont fait leur apparition en 2005. Le jeune signe un contrat d’apprentissage avec le président du Conseil général et le CFA partenaire. Ce contrat de droit privé a pour objectif principal la formation. Il vise à permettre à un jeune de suivre cette formation en alternance, donc une partie du temps au sein du centre de formation d’apprenti et une autre partie sur le terrain, avec un maître d’apprentissage qui va être là pour l’accompagner pendant les périodes pratiques.
Si beaucoup d’apprentis au Conseil général sont sur des postes d’auxiliaire de puériculture, on note l’arrivée d’ingénieurs ou de techniciens. Actuellement, 35 apprentis travaillent dans les différents services de la collectivité. Et une bonne partie d’entre eux sont en formation supérieure. C’est ainsi que nous trouvons un ingénieur dans le bâtiment - travaux publics, un ingénieur informatique, un master 2 juriste dans le conseil aux collectivités locales, un chef de projet en licence, un diplômé en ressources humaines… « Pour la collectivité, l’apprentissage c’est l’un des moyens d’amener les jeunes vers un diplôme et éventuellement de le recruter. Nous essayons d’ailleurs de plus en plus d’offrir des projets de recrutement », explique Mathieu Valentin, responsable du secteur des dispositifs de qualification au sein de la Direction de la gestion des personnels.

 Étudiants en médecine, le coup de pouce du Département

En Seine-Saint-Denis, comme dans beaucoup d’autres départements, on assiste à une pénurie de médecins. Pourtant ici, la demande en soins est en constante augmentation. Face à ce constat, le Conseil général a décidé, en 2013, d’attribuer une bourse mensuelle de 1 000 euros à cinq internes en médecine générale. En contrepartie, ces derniers se sont engagés à exercer durant quatre ans dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI) de la Seine-Saint-Denis. Ce dispositif est reconduit en 2014.
Par ailleurs, une année préparatoire aux études de santé (APES) - initiée par l’université Paris 13 et subventionnée par le Département - permet à des bacheliers issus de milieux défavorisés de devenir médecins. Cette classe est totalement innovante en France. Elle doit permettre aux étudiants de franchir le cap très sélectif d’entrée en première année de médecine. Elle est réservée à des jeunes dont le niveau scientifique est trop faible et dont les familles n’ont pas les moyens financiers de leur offrir une année de prépa privée. La promotion 2013 a accueilli 30 bacheliers, alternant cours scientifiques de remise à niveau, TD et méthodologie. Tous disent vouloir rester dans leur département, dans leur quartier, si plus tard, ils deviennent médecins.

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En chiffres

En France, 24% des jeunes diplômés sont au chômage. Ils sont 38% quand ils sont issus des quartiers populaires...


5000 parrains pour "Nos quartiers ont du talents"

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L’association favorise l’entrée dans le monde du travail des jeunes diplômés grâce à un système de parrainage avec des cadres d’entreprise partenaires.


Saïd Hammouche

Fondateur et directeur général de Mozaik RH, une association qui a développé des méthodes innovantes et des actions de terrain permettant l’accès à l’emploi des jeunes diplômés issus de la diversité et des quartiers populaires.


Entre Mozaïk RH et le Conseil général, l’emploi à cœur

Une convention entre le Conseil général et Mozaïk RH a été signée. L’événement a été suivi d’un Stage-dating au Département où des étudiants ont pu rencontrer des entreprises, stages professionnalisant de fin d’études à la clé.


De solides arguments pour séduire les entreprises

Avec son réseau de transport multiple, son foncier disponible et abordable, son tissu universitaire dense, la Seine-Saint-Denis dispose de solides arguments pour séduire les entreprises. Les grands groupes ne s’y sont pas trompés : BNP et ses 3000 salariés - 6000 à terme, Orange business team et ses 1850 employés, la SNCF avec bientôt 2000 collaborateurs, SFR presque 5000 salariés…