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La Seine-Saint-Denis au cœur du projet olympique !

Le 5 novembre, l’association « Ambition Olympique et Paralympique » a rendu public son choix du site de Pleyel - Bords de Seine (Ile-Saint-Denis / Saint-Denis / Saint-Ouen) pour accueillir le village olympique. Aubervilliers hébergerait quant à lui le centre aquatique et Dugny/Le Bourget, le centre et le village des médias. Une décision qui fait de la Seine-Saint-Denis un des principaux terrains de jeu des JOP 2024, au cas où la candidature parisienne l’emporterait.

Avec pas moins de 5 sites retenus pour porter la candidature de Paris 2024, la Seine-Saint-Denis sera l’un des centres névralgiques du projet olympique tel qu’il a été exposé jeudi 5 novembre par l’association Ambition olympique et paralympique (AOP).

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Le Stade de France serait reconverti en stade olympique et la piscine sortirait de terre à Aubervilliers-Saint Denis, à quelques encablures du théâtre des exploits de Zidane and co en 1998. Mais surtout, grande nouveauté, c’est Pleyel/Bords de Seine (Ile-Saint-Denis / Saint-Denis / Saint-Ouen) qui a été retenu pour accueillir le futur village olympique, dans un quartier amené à évoluer très fortement d’ici 2024. Enfin, le centre des médias, accompagné d’un Village des journalistes s’implanterait lui sur l’Aire des Vents à Dugny-Le Bourget. Le tout dessine un projet cohérent, compact en termes de distance et porté par l’enthousiasme de la jeunesse de Seine-Saint-Denis. Revue de détail :

Les athlètes dormiront à Pleyel/Bords de Seine !

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La Seine-Saint-Denis au fil de l’eau… Pour un peu, les athlètes des JO 2024 se sentiront des âmes de bateliers ou de pêcheurs. Situé de part et d’autre de la Seine, à cheval sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et l’Ile-Saint-Denis, le site retenu pour le village olympique a en effet l’avantage d’être un endroit paisible et agréable à vivre. L’Ile-Saint-Denis ne s’y est pas trompée, elle qui construit d’ailleurs un éco-quartier fluvial dans lequel devrait s’insérer le village olympique. Les autres atouts de l’emplacement sont sa proximité avec les sites de compétition – le stade de France et le futur centre aquatique de Saint-Denis/Aubervilliers ne sont qu’à quelques encablures - et sa très bonne desserte en matière de transports. D’ici 2023, on attend en effet le Grand Paris Express, dont la gare de Pleyel sera un nœud ferroviaire central.

Qu’est-ce qu’un village olympique ?
Est-ce un signe du destin ? La dernière fois que Paris a obtenu les Jeux, c’était en 1924, soit un siècle avant ceux que la capitale pourrait à nouveau accueillir en 2024... A l’époque, Colombes, où se déroulaient la majorité des épreuves, avait été la toute première ville de l’histoire à se doter d’un village olympique, situé juste à côté du stade. Pour les athlètes d’alors, c’était Byzance : des baraquements de bois, un bureau de poste, un kiosque à journaux et même un salon de coiffure !

Aujourd’hui, le concept a tout de même bien évolué. En premier lieu, on y trouve évidemment le lieu de résidence des athlètes, soit 3 500 logements dont une bonne partie devrait être reconvertie après coup en zone d’habitations. Car l’héritage des Jeux est une des préoccupations principales du comité de candidature pour répondre aux nouvelles orientations souhaitées par le Comité international olympique (CIO).

Dans un village olympique existe également une partie consacrée aux transports ou à la logistique, et une autre aux services : de la restauration au pressing en passant par la polyclinique, les athlètes ne doivent manquer de rien !

La Seine-Saint-Denis hébergera également :

Le centre aquatique à Aubervilliers/Saint-Denis :
Situé non loin du Stade de France, ce centre aquatique, qui figurait déjà dans le projet de Paris 2012, serait également un atout pour la candidature de 2024. L’athlétisme et la natation, les deux épreuve reines des Jeux seraient ainsi très proches l’une de l’autre... De quoi satisfaire les exigences de densité du concept olympique mises en avant par le CIO. En termes d’équipements, cela permettrait aussi au Département de rattraper une partie de son retard en matière de constructions de piscines. A noter que la Seine-Saint-Denis aura la chance d’accueillir un second centre nautique devant quant à lui héberger les épreuves de waterpolo et de natation synchronisée. Mais sa localisation reste encore à déterminer.


Le 5 novembre 2015 au Stade de France, l’annonce des sites retenus pour la candidature de Paris 2024 a mis la Seine-Saint-Denis au cœur de ce projet olympique.

Le centre et le Village des médias au Bourget et Dugny :
C’est le petit plus de la candidature de Paris 2024 : à côté du traditionnel centre des médias, basé au Parc des Expositions du Bourget, les quelque 20 000 journalistes qui couvriront l’événement auront l’opportunité, pour une partie d’entre eux, d’être hébergés dans un village des médias. 1 500 logements situés sur l’Aire des Vents à Dugny seraient ainsi proposés à quelque 6 000 journalistes du monde entier. Avec pour avantage non négligeable d’être plus près des différents sites de compétition en Seine-Saint-Denis. Ce village, situé sur un terrain appartenant au Conseil départemental, se doublerait d’un centre pour les studios de radio-télévision placé juste à côté. Ces logements, tournés du côté de Dugny, trouveraient évidemment aussi une fonction après les Jeux, ce qui est dans la logique d’héritage voulue par le CIO.

Christophe Lehousse

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