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L’homme que nous sommes

Textes d’Artaud 1946-1948
Avec : Michel Doneda (saxophone soprano) et Cécile Duval (texte)

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Pour en finir avec le jugement de Dieu, Suppôts et supplications, et divers petits textes tirés de notes éparses… En 1946, Artaud sort d’une série d’internements psychiatrique qui s’étaient succédés durant dix ans, dont un dernier où il subit une cinquantaine d’électrochocs. Il meurt deux ans plus tard.

Efficace, épurée, toute son écriture est alors placée sous le signe de l’absolu. Artaud ne correspondra jamais à l’un de ces romantiques clichés du “génie foudroyé” : la souffrance du corps, de l’esprit, le cri et l’espace de la douleur ne sont pas chez lui prétextes à complaisance ou narcissisme. Ils deviennent une matière qui précède et qui rassemble toutes les forces de sa volonté, le resserre avec lucidité sur ce qui fonde l’être humain en tant qu’être séparé, confronté à sa propre énigme… Mais les questions n’ont pas grand sens… La raison poétique est d’une nécessité tranchante. Il s’agit d’exister, de tracer un chemin, dans et hors de soi, de créer de l’espace, là où le sens s’effondre et resurgit à la verticale, à l’oblique : la seule question est d’avoir un corps d’avoir avec soi assez de corps pour passer intact, intouchable, misérable et vierge à travers toutes les saletés sexuelles de l’enfer.
- Quand : Vendredi 13 février
- Où : Le 6b - Saint-Denis
- Tél. : 01 42 43 23 34
- www.le6b.fr

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