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L’audible festival

4e édition

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Que se passe-t-il en dehors du spectre audible - cet ensemble des fréquences sonores perçues par un être humain ? Que se passe-t-il derrière, ou à côté d’un haut-parleur ? Que se passe-t-il dans l’écoute de l’autre ? Que se passe-t-il dans le silence apparent du corps de l’écoutant ?
Autant de questions qui nous amènent à l’espace : espace dans lequel nous sommes réunis pour ce festival, espace interne aux oeuvres diffusées, espace créé par ces oeuvres ou leurs dispositifs techniques, espace intérieur de notre expérience sensible.
Roberta Settels, dans sa pièce « Isolation ! Meinhof in memoriam », rend hommage à Ulrike Meinhof, en tentant de recréer l’espace d’enfermement et d’isolement dans lequel elle a vécu les dernières années de sa vie.
Gordon Monahan ne se contentera pas de déplacer le son dans différents haut-parleurs : il déplacera les haut-parleurs. Plus précisément, trois personnes formées pour l’occasion les feront tourner autour des oreilles des spectateurs, pendant qu’il diffusera une musique électronique jouée en direct, explorant l’effet
Doppler.
Natasha Barrett réinjecte des espaces extérieurs collectés lors de différents tournages sonores dans des situations acousmatiques.
« Images of the dream and death » d’Akos Rozmann explorera l’espace agonique d’une lutte éternelle, celle qui oppose le bien et le mal.
Carole Rieussec nous fera découvrir un pan de l’espace féminin de la musique électroacoustique à travers des oeuvres de pionnières du genre.
Ollivier Coupille invente des dispositifs de circuits électroniques évoquant un bestiaire imaginaire dans un univers rhizomique : un espace musical en lien direct avec la lumière naturelle installée en libre service durant tout le temps du festival.
Mais l’espace n’est pas que support à projection sonore : cette année, il sera aussi celui d’une projection lumineuse.
Dans « Cipher Screen », Greg Pope et John Hegre instrumentalisent cette projection de lumière, pour la rendre audible autant que visible.
Avec « One », Mats Lindström amplifie et musicalise la lumière des tubes néon.
Dans « Black Smoking Mirror » de Gert-Jan Prins et Martijn van Boven, la projection génère sa propre destruction : la lumière projetée fera s’enflammer la surface de projection.
Et pour l’édition 2015, l’Audible a commandé des pièces en multipistes à Anthony Pateras et Lasse Marhaug, qui joueront de l’espace du Théâtre L’Échangeur pour faire sonner notre écoute !
- Quand : Du 18 au 20 septembre
-  : Instants Chavirés - Montreuil
- Tél. : 01 42 87 25 91
- www.instantschavires.com

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