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Faire avancer l’égalité filles/garçons

Faire avancer l’égalité filles/garçons au collège : une priorité pour le Conseil général. Avec l’Observatoire départemental des violences envers les femmes, il propose des ateliers d’écriture. Au programme, trouver les mots justes contre le sexisme.

Elles sont l’énergie, le courage, la drôlerie. Toutes les collégiennes qui sont montées sur scène cette après-midi là avaient à la fois le trac et le feu. Dire ou plutôt lire les slams qu’elles avaient écrits, elles l’ont fait. Les unes en pensant à leurs grands frères, à leurs pères ou beaux-pères, les autres à leurs amies trop impliquées pour s’y risquer. Bien sûr il y avait des garçons, au courage exemplaire. De très jeunes qui parlaient si bien des femmes avec tellement d’amour et de respect qu’on avait du mal à croire à tant de maturité. Sous les chahuts et les encouragements, les plus timides étaient portés. Le sujet, intime s’il en est, forcément troublait... Les écouter c’était un peu entrer dans leur peau, vivre leur quotidien, côtoyer leur voisin et peut-être retrouver les siens !

Renvoyer dos à dos les clichés sexistes

Le Conseil général, avec l’Observatoire départemental des violences envers les femmes, a pris en main la question du sexisme dans les collèges. « On est tous conscients que ça ne peut pas tout régler, explique cette professeure de français du collège Colonel-Fabien de Montreuil, mais avec le projet Jeunes contre le sexisme, on sème de petites graines qui peut-être un jour porteront leurs fruits. » Que ce soit à travers des courts métrages, ou des affiches, des slams ou du théâtre, ces projets pris à l’initiative d’une infirmière scolaire ou d’un professeur offrent depuis cinq ans, la possibilité aux collégiennes et aux collégiens de travailler pendant toute une année à changer les mentalités. Laetitia, 13 ans, vient du collège Courbet de Romainville. Elle s’est amusée à renvoyer dos-à-dos les clichés sexistes. Ceux des filles « Barbie, dînette, poussette, Cendrillon, robe de princesse. »

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« C’est la quatrième année que je travaille avec l’Observatoire des violences envers aux femmes, que j’anime ces ateliers slam. Au collège Colonel-Fabien de Saint-Denis, j’avais un groupe très motivé, rien que des filles. Elles ont choisi d’aborder la pression des grands frères qu’elles subissent. C’est le premier atelier où ça ressortait autant. Plusieurs d’entre elles ont écrit des lettres à leurs grands frères. Elles étaient enchantées qu’on leur donne l’occasion de parler de ce sujet. Il arrive parfois que les garçons ne souhaitent pas participer à ces ateliers par peur d’être des boucs émissaires. Quand les groupes sont mixtes, c’est toujours intéressant d’entendre leur version des faits. »
Diata, animatrice

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