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Erich Batailly

Pour le Président du Comité départemental olympique et sportif de Seine-Saint-Denis « Le SCOTES est le fruit d’un long travail mené par le CDOS 93 avec les acteurs du monde sportif pour promouvoir l’activité sportive sous toutes ses formes, du loisir occasionnel jusqu’au plus haut niveau... »

Le sport, acteur de la ville à vivre

« Le principal obstacle au développement du sport est l’importante carence en matière d’équipements sportifs. Certes, la Seine-Saint-Denis a bénéficié d’un plan de rattrapage, mais il a seulement permis d’améliorer des équipements existants, sans en créer de nouveaux. Les investissements nécessaires à la mise à niveau sont beaucoup trop importants.

La seule issue possible consiste en une analyse des besoins de l’ensemble du territoire et une mise en cohérence des moyens pour y répondre. Il s’agit d’un changement de mentalité important. Longtemps, les communes décidaient seules de l’implantation d’un gymnase ou d’une piscine. Elles n’en ont aujourd’hui plus les moyens. Mais il est par contre possible d’évaluer les besoins non plus ville par ville, mais à une échelle supérieure. Le SCOTES devra prendre en compte l’ensemble des données concernant les activités sportives : le nombre de pratiquants, le type de population, la demande sur telle ou telle discipline, les moyens de transport à proximité, le nombre d’entreprises, les possibilités d’hébergement…. Le but est d’obtenir l’analyse la plus fine possible pour proposer la réponse la plus adéquate.

Nous travaillons sur une perspective à 2020, en prenant bien sûr en compte les changements liés au Grand Paris. Les gares du nouveau maillage de transports seront des pôles de peuplement et d’attraction. Nous souhaitons que le sport soit intégré dès le départ de la conception de ces projets comme un élément structurant. Il est depuis trop longtemps considéré comme une activité secondaire. Alors qu’un stade, un gymnase, peut dynamiser l’activité de tout un quartier, d’une ville entière ! On sait très bien par ailleurs que durant des périodes de contraintes budgétaires comme celle que nous traversons, si le sport ne fait pas partie dès le départ du projet, il aura toutes les peines du monde à prendre le train en marche.
Nous avons donc commencé à regarder de près les six contrats de Développement Territoriaux prévus en Seine-Saint-Denis dans le projet du Grand Paris, et nous avons donné un avis sur la façon dont le sport était traité, ou non traité ! Ces questions dépassent la seule question de l’aménagement des équipements sportifs pour atteindre celle de l’urbanisation, de la politique de la ville et du bien vivre ensemble.} »

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Contrairement à ce que ses résultats sportifs pourraient laisser croire la Seine-Saint-Denis manque actuellement de gymnases, de stades, de piscines...


Le Département dans la course

Le Département soutient l’investissement des communes, propriétaires de 80% des installations sportives. Il possède également plusieurs équipements de grandes dimensions, gérés en régie et délégation de service public pour des sports aussi divers que le football, le rugby, les sports collectifs en salle, l’escalade, le golf ou l’équitation.


Le Plan de rattrapage des équipements sportifs

Ce Plan de Rattrapage des Équipements Sportifs constitue un élément de lutte contre les discriminations sociales et territoriales, tout en permettant une intensification et une diversification des usages.


21 équipements sportifs programmés

Dans le cadre du Plan Exceptionnel d’Investissement des collèges, vingt et un équipements sportifs sont programmés dont la construction de onze gymnases et d’une piscine. Ils pourront recevoir d’autres sportifs hors des horaires scolaires.


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