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Des piscines pour quoi faire ?

La piscine est certainement l’équipement sportif qui accueille le public le plus large. Face au coût élevé tant en construction qu’en fonctionnement de ces équipements, la mutualisation de moyens est la seule réponse efficace et durable.

La piscine est certainement l’équipement sportif qui accueille le public le plus large. On peut distinguer trois types d’utilisateurs : les scolaires, les adhérents des clubs et associations sportives et le grand public.

Tout au long de la scolarité, de la maternelle à la terminale, les élèves bénéficient en principe de plusieurs séances de natation (apprentissage et perfectionnement). Elle peut être enseignée dans le cadre de l’EPS dans les collèges et lycées.

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Les sportifs sont de grands utilisateurs des piscines. On pense naturellement aux licenciés de la Fédération française de natation qui regroupe de nombreuses activités : natation, plongeon, natation synchronisée, water-polo. Mais on retrouve également la Ligue des sports sous-marins pour la plongée et la nage avec palmes, la Ligue de triathlon, la Ligue de sauvetage et secourisme et même les kayakistes qui viennent s’exercer à l’esquimautage (l’art de se sortir rapidement d’un chavirage). Sans compter les membres des associations sportives universitaires, des ligues multisports et des fédérations de personnes en situation de handicap.

Une bouffée d’oxygène

Les particuliers fréquentent en grand nombre les piscines. C’est même l’installation sportive la plus fréquentée par les Français, notamment les femmes. Ils pratiquent plus tôt et de plus en plus tard. L’eau est particulièrement adaptée aux nouvelles aspirations en matière d’activité physique et sportive.

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Elle facilite la relaxation, permet des activités plus douces et moins traumatisantes sur le plan articulaire et musculaire grâce à sa portance. D’où l’engouement pour l’aquagym, les bébés nageurs, la gymnastique pour femmes enceintes, l’aquabiking… Sans compter l’aspect ludique de la piscine, espace de jeu pour enfants de tous âges, particulièrement lorsqu’elle est équipée de toboggans, bassin ludique, rivière artificielle… La piscine est souvent l’unique espace de jeu, de détente et de loisirs pour les nombreuses familles qui ne partent pas en vacances.


Erich Batailly, président du CDOS 93

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« Les plan piscines et savoir nager sont une suite logique du SCOTES élaboré avec le Conseil général. Les piscines sont l’un des équipements sportifs qui font défaut à la Seine-Saint-Denis. Le Département s’est montré favorable à leur implantation selon le cahier des charges établi par le SCOTES. Après avoir défini les besoins et les manques et surtout en concertation avec tous les acteurs locaux concernés : associations sportives, monde éducatif, usagers et collectivités locales. Face au coût élevé tant en construction qu’en fonctionnement de ces équipements, la mutualisation de moyens est la seule réponse efficace et durable. »


Vincent Bruneau, président du comité de natation 93

De quels types de piscines la Seine-Saint-Denis a-t-elle besoin ?

Il faut une mixité de bassins, répartis sur le territoire pour que chaque habitant puisse facilement accéder à une piscine. La majorité devrait être constituée de bassins classiques, de 25 mètres, proches d’établissements scolaires. Dans ce type d’équipement, de nombreuses activités sont possibles. On peut y apprendre à nager, s’entraîner pour des compétitions, faire de l’aquagym, de l’acquabiking, accueillir des bébés nageurs… Ils répondent aux besoins d’un large panel d’utilisateurs, scolaires, associations sportives, particuliers… Pour parfaire l’offre il faudrait également quelques piscines loisirs avec espaces de jeux, toboggans, rivières, bains à bulles… N’oublions pas que pour de nombreux habitants qui ne partent pas en vacances les piscines sont une bouffée d’oxygène. Nous manquons également de bassins de 50 mètres pour les compétitions. Il n’y en a qu’une seule dans le département, à Montreuil. Une deuxième moins excentrée ne serait pas de trop.

Beaucoup d’enfants ne savent pas nager. Comment y remédier ?

Augmenter le nombre de bassins permettrait de multiplier les créneaux d’enseignement, mais cela ne suffit pas. Il faudrait déjà se mettre d’accord sur ce que signifie exactement savoir nager ! Nous devons des critères communs et une pédagogie commune aux associations sportives, à l’Education nationale… Comme pour la construction de piscines, nous avons besoin de concertation et de mutualisation d’expérience. L’an dernier la DDCS (Direction départementale de la cohésion sociale) a permis à près de 250 enfants de Seine-Saint-Denis fréquentant les centres de loisirs à apprendre à nager pendant les vacances à la piscine inter-départementale de Marville à La Courneuve. Ce type d’expérience est à renouveler.

En chiffres :

Taux de bassin pour 10 000 habitants :
- En France : 0,94
- En Ile-de-France : 0,60
- En Seine-Saint-Denis : 0,55

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La Seine-Saint-Denis manque de piscines et un élève sur deux arrive au collège sans savoir nager. Le Département, lors de la séance du 12 février 2015, a lancé un projet d’élaboration d’un Plan piscines pour une vague de constructions et rénovations en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. Il prévoit également un « Plan Savoir nager » pour coordonner l’apprentissage de la natation.


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