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De nouvelles fenêtres contre le bruit

Dans le cadre du plan anti-bruit du Département, le Conseil général prend en charge jusqu’à 90 % des frais de pose de nouvelles fenêtres pour lutter contre les nuisances sonores. Comme à Pantin, le long de l’ancienne route nationale 3.

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Une semaine que Marie De Sousa possède de nouvelles fenêtres et elle s’en félicite chaque jour. « On sent vraiment la différence. Avant, nos vitres vibraient parfois avec la circulation sur l’avenue, maintenant, c’est très calme ». Située au 6e étage d’un immeuble du 206 de l’avenue Jean-Lolive à Pantin, cette habitante a pu bénéficier comme une bonne trentaine d’autres voisins de l’opération anti-bruit du Département.

L’objectif de cette initiative, lancée conjointement en 2010 par le Département et l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) : identifier les points noirs du bruit en Seine-Saint-Denis et proposer des subventions conséquentes pour équiper les habitations de ces zones en menuiseries acoustiques à double vitrage.
Dans le cas d’un appartement standard, avec des fenêtres qui ne sont pas des baies vitrées, le Conseil général prend en charge jusqu’à 90 % du montant de la facture. L’habitant chez qui se déroulent les travaux n’a ainsi qu’à verser les 10 % restants en acompte, ce qui équivaut souvent à une somme de l’ordre de 300 euros, sur un chantier de l’ordre de 3000 euros.

« Sans cette subvention, nous aurions sans doute attendu avant d’engager ces travaux », explique Marie De Sousa qui aura versé au total quelque 358 euros pour une série de nouvelles fenêtres en PVC dans trois chambres différentes.
« C’est une très bonne initiative », abonde Annie Sudre, retraitée située au dernier étage de l’édifice. « C’est non seulement intéressant contre le bruit, mais aussi pour des raisons pratiques. Auparavant, les vantaux ne s’ouvraient pas et j’avais du mal à nettoyer. Là, c’est beaucoup plus facile », se réjouit cette habitante qui vit dans cet immeuble depuis 24 ans.

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Le long de l’ancienne route nationale 3, ce sont au total 850 logements qui sont éligibles aux subventions pour ces changements de fenêtres.
« Pour pouvoir profiter des subventions du Département, il faut être situé dans un point noir du bruit, c’est-à-dire se trouver dans une zone où le bruit en journée en façade est supérieur à 70 décibels et occuper un bâti antérieur à 1978 », explique Thierry Pereira, en charge du plan anti-bruit du département.

Sur les 850 logements identifiés, 150 habitations ont déjà signé une convention avec le département qui assiste les propriétaires dans leurs recherches pour la réalisation de leurs travaux.
Dans le cas du 206 de l’avenue Jean-Lolive, ce sont les devis de l’entreprise Lorénove, basée à Chartres, qui ont été retenus par la copropriété.
« Dans cette opération, tout le monde est gagnant : les habitants qui bénéficient d’un prix de groupe et l’entreprise, puisque ça nous donne du travail sur un seul et même site », argumente Rodolphe Beautru, chargé de travail chez Lorénove.
L’opération présente en outre l’avantage d’un suivi consciencieux de la part du Conseil général. Après pose des fenêtres, un nouvel audit qualité évaluera en effet le gain acoustique, souvent supérieur à 5 décibels.

Et après avoir traité la zone de Pantin, le Département va s’attaquer prochainement aux autres points exposés au bruit le long de l’ex-RN3 en Seine-Saint-Denis. En octobre, la campagne de communication doit ainsi débuter sur les zones de Bondy, Pavillon-sous-Bois et Livry-Gargan. Pour les habitants du secteur de Pantin, la vie s’écrit en tout cas désormais dans un cadre plus feutré.

Christophe Lehousse

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Pour vérifier si votre habitation se trouve dans une des zones pouvant bénéficier des subventions du Département : http://www.seine-saint-denis.fr/Pour-une-meilleure-isolation-2160.html

Attention, pour profiter des subventions du département, il faut :
- être situé dans le secteur de l’opération anti-bruit, le long de l’ex-RN3
- être situé dans une zone devant supporter une exposition sonore moyenne en façade supérieure à 70 dB(A) le jour (6h-22h) et /ou 65 dB(A) la nuit (22h-6h),
- que le bâtiment concerné ait un permis de construire délivré avant le 6 octobre 1978.

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