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Battle à Bondy

Le mercredi 3 février, l’hôtel de ville de Bondy a accueilli le 9 ème championnat académique UNSS de Hip-Hop. Les crew formés par des collégiens et lycéens du 93 et 94, ont donné le meilleur d’eux-mêmes sous forme de battle dans une ambiance survoltée. Les juges ont donné aux équipes gagnantes leur ticket pour les championnats de France qui auront lieu à Lormont, du 29 au 31 mars.

A l’hôtel de Ville de Bondy, les championnats académiques UNSS de Hip-Hop battent leur plein. Au menu, 7 crews de collégiens et 6 de lycéens du 93 et 94. Pour rappel, un crew est un groupe de Hip-Hop. Sous forme de battles, les équipes constituées de 3 membres au moins, montrent ce qu’elles ont dans le ventre. Le championnat se déroule en deux compétitions : les collégiens, puis les lycéens pour garantir un certain équilibre des niveaux. Pour éviter tout conflit d’intérêt, les collégiens seront jugés que par les lycéens et vice versa.

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Dans la salle des fêtes, les juges armés de leur grille d’évaluation sur la scène, dominent le carré de Battle délimité par des lignes blanches. Pour apprécier le spectacle, des chaises ont été installées face aux juges issus des collèges et lycées présents. Des cloisons mobiles servent de séparation pour « la zone de préparation » où les corps s’échauffent et font les derniers ajustements avant le début des compétitions.

Les organisateurs et animateurs de la journée Antoine Ranchon et Marie Poleso, professeurs d’EPS, sont accompagnés de DJ Ichigo, danseur dans le groupe Yakuza Clan. Ils sont soutenus par des danseurs pros, des accompagnateurs et d’autres professeurs d’EPS. Et leur mission est essentielle. Car oui se sont des battles, mais avec une grille d’évaluation à respecter, donc à expliquer aux crew. Dans les critères notés par les juges : l’originalité, la variété des styles, la maitrise technique et la propreté des mouvements pour ce qui est de la performance technique. Pour la mise en scène, les crews sont jugés sur leur présence lors des battles, l’espace occupé et les relations entre danseurs. Autant dire qu’ils ne sont pas là pour rigoler.

L’UNSS (Union Nationale des Sports Scolaires) est l’organisateur du championnat académique de Hip-Hop. En 2004, l’UNSS Paris a ouvert une branche Hip-Hop. Ce qui a permis en 2006, d’organiser le premier championnat inter-académique regroupant des élèves de Versailles et Paris, rejoints en 2007 par ceux de l’académie de Créteil.
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Let’s dance !

13h45 sonne le début de la compétition pour les collégiens. Les deux premiers crew s’avancent sur la piste, avec une ambiance à faire rougir les supporters de football dans un stade. Dj ICHIGO, envoie la musique et c’est parti.
Les pas s’enchaînent, les crews se répondent l’un après l’autre en s’avançant dans le carré. A la fin de leur 1ère battle, les « Womaf », du collège Jean-Baptiste Clément de Dugny sortent de la piste prêtes à y retourner : « Nous aimons trop la danse. Il y avait un peu stress, mais nous l’avons transformé en énergie ». Encore essoufflée de sa performance, Olga ajoute « C’était que du kiff. Je suis soulagée d’avoir dansé, j’ai envie de recommencer, je suis trop bien. ». Malgré le fait qu’elles soient championnes de France UNSS en titre, les filles restent très modestes : « On le crie pas sur tous les toits. Ca ne sert à rien, on est là pour s’amuser tous ensemble ». Pour les filles de l’autre équipe du Collège Pierre Marie Curie (94) qui ont gagné les départementales la semaine passée, la joie d’avoir dansé est la même « On est contentes, on s’est amusées mais on est surprises du niveau des autres. Mais c’est toujours avec un grand plaisir et dans la bonne humeur. ». Les battles continuent, les équipes font le show, dans une ambiance qui ne redescend pas. Certains finissent leur passage avec un peu de déception comme Fall du collège Roland-Garros (94) : « J’étais très stressée avant de danser, je suis un peu déçue de notre prestation. Je pense qu’ils nous ont battues, mais l’équipe reste motivée. »

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A l’issue des 4 passages par crew, la finale se déroule entre les deux favoris : le crew des « Womaf », contre celui des « Dark people ». Les filles s’imposent, et les championnes de France défendront leur titre à Lormont. Mais ce qui reste dans les esprits, c’est la participation « C’est une victoire d’être ici déjà. Pour la plupart c’est leur première compétition, ils ont pu voir comment ça se déroulait. » complète Pierre, professeur d’EPS dans le 94.

Place maintenant aux lycéens. Le niveau est différent, les gestes sont plus assurés même si certains ont commencé cette année « Ça ne fait même pas 1 mois que nous pratiquons la danse. Nous avons commencé au lycée » confirme d’une même voix les 4 danseuses du lycée Jean-Zay d’Aulnay-sous-Bois. Pour Socrate, en terminale, qui fait partie des « Omega Dream » constitué de 3 garçons, le stress est un détail « Je fais de la danse depuis 3-4 ans. Ce n’est que pour le plaisir que nous sommes là et puis j’ai l’habitude des compétitions avec mon groupe ». Après sa première battle, en sortie de piste, le crew de Maurice Utrillo (Stains) a encore la tête et le corps sur la piste « C’était génial, on s’est bien amusé ! Les sons étaient au top ! Nous avons envie de danser encore plus. » Comme pour beaucoup d’équipes, il a fallu mettre les bouchées doubles pour préparer les battles « On a commencé les répétitions en Décembre. » Pour Zakaria, breaker, une difficulté en plus à gérer « Pour moi breaker, le sol glisse. Ce n’est pas facile. Je dois m’adapter mais ça fait partie du jeu ». Pour ce passionné de danse, les battles sont une échappatoire « J’aime trop ça. Je peux me défouler, me vider la tête. Et l’ambiance est au top donc on ne peut pas imaginer mieux ». En finale, la dernière battle oppose le lycée Paul-Eluard, champion de France UNSS en titre contre le lycée Maurice Utrillo. Les deux crews ont donné leur maximum, à tel point que les juges les ont départagé avec seulement 0.5 point d’écart en faveur des champions de France en titre. Mais personne ne remettra en doute la fameuse phrase : le plus important, c’est de participer !

Maëliss Orboin

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